L'Église

Les défis de notre diocèse

conversation

Quel est le principal défi pour nous aujourd'hui?

Le défi principal de l'Église de Saint-Jérôme est le même que celui de beaucoup d'autres diocèses du monde occidental c'est celui de la nouvelle évangélisation. Tous les autres défis lui sont rattachés d'une manière ou d'une autre et devraient lui être soumis.

Qu'est-ce que la nouvelle évangélisation?

C'est le pape Jean-Paul II qui le premier a utilisé ce terme pour parler de la mission d'évangélisation dans les pays d'ancienne chrétienté. Dans ces pays aujourd'hui largement sécularisés, Jean-Paul II invitait les Églises à repenser l'évangélisation dans un contexte (de post chrétienté) nouveau où une majorité de personnes, même baptisées, se sont éloignées de la foi en Jésus Christ, sont indifférentes face à celle-ci ou ne la connaissent tout simplement pas.

conversation

Qu'entend-on par évangé-
lisation?

L'évangélisation est l'annonce de la Bonne Nouvelle que Jésus a communiqué de son vivant et pour laquelle il n'a pas hésité à mourir. Cette Bonne Nouvelle et son annonce sont devenues la mission de l'Église. C'est pour cette mission que l'Église existe. C'est elle encore qui la définit et lui donne sa raison d'être.

Comment se fait la nouvelle évangélisation dans un contexte de post chrétienté?

Il nous faut d'abord revenir au point de départ, celui de la foi. L'évangélisation cible la foi, l'adhésion au Dieu de Jésus Christ. Or, la foi est la réponse libre et responsable que l'humain donne à Dieu qui, le premier, l'a appelé et invité à s'associer à Lui. De telle sorte que la première étape de l'évangélisation est tournée vers soi-même, vers sa propre expérience de foi car je ne peux pas proposer ce que je ne connais pas et ne vis pas. De plus, si la foi est libre, elle ne peut pas s'imposer, il me faut donc accepter la liberté de l'autre avec tout le respect qui est dû à l'être libre que Dieu lui-même a créé et désiré.

Si la foi ne peut être imposée, elle peut, par contre, être proposée. La deuxième étape du travail d'évangélisation peut commencer : proposer la foi en Jésus Christ.

intérieur d'église
Pretre

«Je crois en l'Église, une sainte, catholique et apostolique»

Le texte de la profession de foi dite de « Nicée-Constantinople » rappelle la conviction que tout chrétien met en la qualité du message véhiculé par l'Église. Cette dernière a reçu la très lourde charge de communiquer fidèlement la connaissance du Christ Jésus et de son Évangile.

L'Église est considérée fidèle au message initialement transmis par les Apôtres de Jésus: elle est dite apostolique, ce mot trouvant sa racine dans le nom « apôtre ». De plus, l'Église est fidèle à la volonté du Christ de sauver les femmes et les hommes de toutes cultures et de toutes nations: elle est dite catholique ou universelle. L'Église est née du Christ, le juste par excellence, et ses membres participent ainsi de la vie sainte de Jésus: l'Église est dite sainte. Finalement, les membres de l'Église sont réunis par la grande charité de Jésus Christ; cette charité les fait « un seul cœur et une seule âme »: l'Église est une.

Comme toute institution humaine, l'Église est marquée par la précarité et la fragilité des membres qui la composent. Mais par ailleurs, la sainteté de Jésus Christ donne à son Église (ses membres) une perfection fondamentale indéniable. Reste à chacune et chacun de nous de donner à l'Église de refléter le visage du Christ en étant fidèles au message de l'Évangile annoncé par le Seigneur.

(Voir : portstnicolas.org sous l'onglet L'église du village, rubrique Ecclésiologie)

Ordination

L'Évêque et son diocèse

L'Église de Jésus existe là où les chrétiens, fidèles du Christ, sont assemblés autour de l'évêque, leur pasteur immédiat. L'évêque tient la place de l'apôtre au milieu des chrétiens qui se rassemblent pour vivre les réalités de l'Évangile.

Les premiers évêques de l'histoire étaient des hommes désignés pour prendre la suite des apôtres dans la direction des communautés chrétiennes au premier siècle. Ainsi, dans une ville comme Rome, les chrétiens rassemblés initialement autour de l'apôtre Pierre, ont désigné, par un processus électif particulier, l'un d'entre eux pour succéder à Pierre après son décès. Avec le temps, dans toutes les villes ou régions peuplées de chrétiens, un homme était élu ou ordonné, selon le même processus électif, pour tenir la place de l'apôtre. Ainsi l'Église de Jésus Christ qui est à Saint-Jérôme, a son pasteur propre en la personne de l'évêque Pierre Morissette.

La région de Saint-Jérôme a été fondée en 1951 afin qu'un évêque prenne la charge de pasteur pour tous les chrétiens catholiques du nouveau territoire ou diocèse, qui auparavant faisait partie des régions environnantes à Saint-Jérôme, dont Montréal.

Prêtre

Des prêtres, un presbytérium et des agents de pastorale

Pour l'animation des communautés chrétiennes disséminées sur tout le territoire de son diocèse, l'évêque doit pouvoir compter en premier lieu sur des hommes qu'il aura chargés de travailler en étroite collaboration avec lui. Ces hommes reçoivent le nom de prêtres, ce qui rappelle en partie le rôle d'Aaron et des membres de la tribu de Lévis dans la vie religieuse des hébreux et, par la suite, des juifs dans le judaïsme.

Les prêtres, parce qu'ils œuvrent de concert avec leur évêque, forment avec lui l'assemblée du presbytérium.

Dans plusieurs régions du Québec et du Canada, à l'instar d'autres Églises dans le monde, on voit l'évêque s'adjoindre également des hommes et des femmes qui collaboreront avec le presbytérium pour des tâches d'animation particulière : ces chrétiens sont appelés agents de pastorale.

Prêtres

Vous avez dit diacre permanent?

Ils sont au service de l'évêque d'un diocèse. L'évêque leurs confie traditionnellement des tâches caritatives. Mais on voit aussi plusieurs d'entre eux dans des tâches d'animation des communautés chrétiennes. Lors de la messe, que préside le prêtre ou l'évêque, le diacre se tient à ses côtés dans le vêtement distinctif qui lui est propre. Il exprime ainsi le rôle spécifique qui lui est confié par l'évêque au milieu des fidèles.

(Voir : http://www.diaconat.cef.fr)



François I

Pape Francois I

Dieu nous appelle tous à la sainteté, à vivre sa vie, mais il a un chemin pour chacun. Dans la culture du provisoire, du relatif, beaucoup prônent que l’important c’est de « jouir » du moment, qu’il ne vaut pas la peine de s’engager pour toute la vie, de faire des choix définitifs, « pour toujours », car on ne sait pas ce que nous réserve demain. Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, d’aller à contre-courant. Moi, j’ai confiance en vous, jeunes, et je prie pour vous. Ayez le courage d’aller à contre-courant. Ayez le courage d’être heureux. Le Seigneur appelle certains au sacerdoce, à se donner à lui de manière plus totale, pour aimer tout le monde avec le cœur du Bon Pasteur. Il appelle d’autres à servir leurs frères et sœurs dans la vie religieuse : dans les monastères en se consacrant à la prière pour le bien du monde, dans divers secteurs de l’apostolat, en se dépensant pour tous, spécialement pour ceux qui sont plus dans le besoin.

« Jésus a besoin de vous, de chacun, entrez dans son équipe! » c'est le grand appel du pape François aux jeunes du monde. « Le football est passion nationale », a constaté le pape: alors « Jésus veut que vous soyez dans son équipe, et donc, Il veut que vous vous entraîniez! » Il va droit au but: « Je parle avec Jésus ou j'ai peur du silence? Je laisse l'Esprit Saint parler dans mon cœur? Je demande à Jésus : qu'est-ce que tu veux que je fasse de ma vie? C'est cela s'entraîner ! Demandez à Jésus, interrogez Jésus! »

« Mettez la pagaille! » Mettez la pagaille, sortez, ne vous laissez pas exclure, ne diluez pas la foi! demande le pape François aux jeunes. « J'aimerais vous dire une chose. J'espère de la pagaille! Va-t-il y avoir de la pagaille ici? Oui! je veux de la pagaille dans les diocèses! Je veux que vous alliez à l'extérieur! Je veux que l'Église sorte dans les rues! Je veux que nous nous gardions de tout ce qui est mondanité, installation, de tout confort, de tout cléricalisme, de toute fermeture sur nous-mêmes. Par conséquent, les jeunes doivent sortir, ils doivent se battre pour les valeurs! Et la foi en Jésus-Christ n'est pas une plaisanterie, c'est quelque chose de très sérieux, c'est un scandale. Dieu était venu se faire l'un de nous: c'est un scandale! Et qu'il soit mort sur la croix: c’est un scandale, le scandale de la croix. La Croix continue d'être un scandale, mais c'est le seul chemin sûr, celui de la Croix, de Jésus, dans l'incarnation de Jésus!

S'il vous plaît, ne diluez pas la foi en Jésus-Christ! Il y a du jus d'orange dilué, du jus de pomme dilué, du jus de banane dilué, mais s'il vous plaît ne prenez pas du jus de foi dilué! La foi est entière, elle ne se dilue pas! C'est la foi en Jésus. C'est la foi dans le Fils de Dieu fait homme, qui m'a aimé et qui est mort pour moi. (Rio de Janeiro, 24-28 juillet 2013)